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3.6 Juniorat – Tâches multiples

Prendre la responsabilité des travaux, vérifier vos plans, transmettre son savoir : le superviseur joue plusieurs rôles.

Pendant le juniorat, votre superviseur agit en quelque sorte comme votre police d’assurance contre les erreurs. «C’est lui qui prend l’entière responsabilité des actes réservés aux ingénieurs posés par l’ingénieur junior. Les ingénieurs juniors peuvent suggérer des idées, comme l’utilisation de certains matériaux, mais les décisions finales reviennent aux superviseurs», explique Serge Beaulieu, ing., Chef-adjoint aux Permis à l’Ordre.

Après vous avoir assigné le travail, votre superviseur doit donc vérifier vos notes de calculs, relire vos analyses, scruter vos plans, revoir vos schémas, etc. «Mais son rôle ne se résume pas uniquement à la vérification des résultats», précise Serge Beaulieu. Il doit être présent non seulement après, mais avant et pendant les différentes étapes de conception et de réalisation d’un projet.

Cette surveillance immédiate peut prendre différentes formes : suivi au fur et à mesure que le travail s’effectue, rencontres régulières, mises au point avant chaque étape importante d’un projet, disponibilité pour répondre aux questions, etc.

Une chose à la fois

Chez GENIVAR, le superviseur et directeur du service d’hydroélectricité et d’hydraulique Sébastien Fecteau, ing., cite : «Après s’être entendu sur les étapes à réaliser, l’ingénieur junior commence par faire les calculs et la modélisation une étape à la fois. Quand il a terminé, il vient me voir et nous vérifions qu’il a bien compris et que les calculs sont exacts. Ensuite, la conduite de petits projets lui est confiée et je suis disponible pour répondre à ses questions. À ce niveau, nous nous rencontrons avant chaque étape importante d’un projet», précise-t-il.

Sébastien Fecteau utilise toutes les occasions possibles pour transmettre ses connaissances. «Je prends le temps d’expliquer ma démarche, mon raisonnement, et les raisons pour lesquelles que je fais un choix plutôt qu’un autre», indique-t-il. Un processus qui demande du temps, mais qu’il ne faut pas négliger, compte tenu de l’objectif ultime : l’autonomie professionnelle que doivent démontrer les ingénieurs juniors.