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3.5 Juniorat – Innover à sa mesure

Pendant le juniorat, la surveillance immédiate ne signe pas l’arrêt de mort de votre créativité. Au contraire, la débrouillardise est souvent de bon ton.

«La première fois qu’on m’a demandé de faire le schéma de tous les panneaux électriques et de commande d’une usine, je ne savais pas comment présenter l’information pour que ce soit clair», raconte Dominique Turcotte, ing.. Il a donc usé de débrouillardise pour élaborer une présentation de son cru. «Il ne faut pas toujours attendre que l’ingénieur nous tienne la main, ajoute-t-il. Parfois il faut savoir creuser et trouver soi-même l’information recherchée.»

William Cusano, ingénieur, a lui aussi innové pendant son juniorat chez C&D Zodiac, une firme spécialisée dans la fabrication d’intérieurs d’avions. «J’ai travaillé sur les méthodes de gestion de la production, qui permettent à l’entreprise de gagner du temps et de l’argent.» Sans prendre de décisions finales, c’est lui qui cueillait les données sur le terrain et proposait des solutions aux problèmes à son patron. «Cela demandait une certaine autonomie», indique-t-il.

Terrains glissants

«Les jeunes ont tendance à outrepasser leur rôle pour montrer ce dont ils sont capables ou par peur de déranger leur superviseur», raconte Sébastien Fecteau, ing., superviseur et directeur du service d’hydroélectricité et d’hydraulique chez GENIVAR.

L’important, ajoute-t-il, c’est de respecter les limites de vos compétences. Même si vos idées sont excellentes, toutes les décisions importantes doivent être prises par votre superviseur puisque les responsabilités lui appartiennent. Mais rien ne vous empêche de proposer!