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1.3 Une étape décisive

Diplômé en génie, c’est le moment de passer à l’action pour décrocher votre permis d’ingénieur!

«Les diplômés en génie qui s’inscrivent à l’Ordre à titre d’ingénieurs juniors doivent répondre à certaines exigences qui les conduiront à démontrer leur autonomie professionnelle», dit d’emblée Serge Beaulieu, ing. La première exigence à respecter? Être titulaire d’un baccalauréat en ingénierie décerné au Québec et reconnu par le gouvernement (pour en savoir plus sur les diplômes reconnus, cliquez ici).

Si vous l’avez obtenu dans un autre pays, vous aurez possiblement à réussir des examens d’admission avant de pouvoir inscrire le titre d’ingénieur junior à la suite de votre nom.

 

Réussir l’examen professionnel

L’examen professionnel est l’une des conditions à satisfaire pour obtenir le permis d’ingénieur. Cet examen n’a pas pour objectif de vérifier vos compétences techniques. Le même examen s’applique à tous les domaines de pratique du génie et comprend trois parties : le droit professionnel, les principes de la pratique professionnelle et les principales législations qui s’appliquent à la profession.

«Il faut être inscrit comme ingénieur junior au tableau de l’Ordre pour passer l’examen professionnel, qui présente des mises en situation. Et il faut étudier au préalable, car certains points, comme les notions d’éthique, de professionnalisme ou de responsabilité civile, ne sont pas enseignées en détail au baccalauréat», mentionne Valérie Tremblay, ing. «Votre préparation à l’examen sur les droits et les obligations de votre profession vous sera utile ensuite pour adopter une bonne pratique sur le terrain», renchérit Serge Beaulieu, ing.

Pour réussir l’examen, vous devez obtenir au moins 60 % pour chacune des parties. Attention : même si vous n’échouez qu’une partie, vous devez reprendre l’examen en entier. Espérons que vous le réussirez à la première tentative! (Pour en savoir plus sur l’examen professionnel, cliquez ici.)

L’expérience en génie

Prochaine étape? Vous devez accumuler 36 mois d’expérience pertinente en génie sous la supervision d’un ingénieur (pour en savoir plus sur le juniorat, cliquez ici).

N’oubliez pas que vos tâches doivent être liées à l’ingénierie pour qu’elles comptent dans le calcul des mois d’expérience. Par exemple, si vous réalisez des tâches purement administratives, cela risque d’allonger votre juniorat.

L’expérience pertinente en génie est définie plus spécifiquement à l’article 7 du Règlement sur les autres conditions et modalités de délivrance des permis de l’Ordre des ingénieurs du Québec.

Vous devrez ensuite faire reconnaître votre expérience en génie par le Service Admission et Permis de l’Ordre. «Il faut décrire vos tâches associées à l’ingénierie en fixant le pourcentage du temps consacré aux différents aspects du travail, par exemple : la conception, la rédaction d’études, la surveillance de chantier, etc. Ensuite, il faut le faire approuver par l’ingénieur, qui est invité, lui aussi, à déterminer le pourcentage de vos tâches qui sont associées au génie et à indiquer une appréciation de notre travail», explique Valérie Tremblay. Et le tour est joué!

Pourquoi faut-il faire tout cela?

Lorsque l’Ordre effectue ces contrôles, il voit à ce que seules les personnes compétentes puissent obtenir le permis d’ingénieur et exercer la profession en toute autonomie. Il remplit alors sa mission de protection du public. Du même coup, il vous protège et protège votre employeur.